
mercredi, août 4 2010
Rapport de stage
Par Benjamin ARTOLA le mercredi, août 4 2010, 14:59 - aucun commentaire - aucun rétrolien

mardi, juin 29 2010
barre
Par Benjamin ARTOLA le mardi, juin 29 2010, 09:31 - aucun commentaire - aucun rétrolien

lundi, juin 14 2010
chanfrein
Par Benjamin ARTOLA le lundi, juin 14 2010, 23:53 - aucun commentaire - aucun rétrolien
lundi, mai 31 2010
Ce lieu
Par Benjamin ARTOLA le lundi, mai 31 2010, 15:39 - un commentaire - aucun rétrolien
Ce lieu qui revient, évolue en mon absence, depuis 20 ans. J'avais l'année dernière pris l'initiative d'en tirer quelque chose, du moins ramifier les plans qui s'y cachent. Le chemin de fer qui littéralement transperce cet atome bâtard est pour moi un point de retranchement, collée à celui ci la maison de ma tante passe pour un mirador centrale. Le jardin lui a pour spécialité un enclos établissant les frontières d'un nouveau petit monde qui s'accumule, une fourmi endossée d'un grand panneau revendiquant des informations impersonnelles qui déborde sur le monde réel. Depuis deux mois un panneau publicitaire est venu s'incruster à l'intérieur de ce petit carré d'herbe et projette un tas d'images consuméristes. En passant devant j'ai de suite imaginé là un cadre numérique géant, ceux que l'on offre à Noël à ses grands parents, et qui reste pourtant éteint par faute d'usage.
Pourquoi pas remplacer ces images médiocre par d'autres images médiocres mais personnelles elles aux moins, un immense cadre numérique offert à la vue de tous.



jeudi, mai 27 2010
machine désirante
Par Benjamin ARTOLA le jeudi, mai 27 2010, 14:38 - aucun commentaire - aucun rétrolien


lundi, mai 24 2010
les faux espaces
Par Benjamin ARTOLA le lundi, mai 24 2010, 14:50 - aucun commentaire - aucun rétrolien

Eddie Adams-1er février 1968
Instant ultime avant l'exécution dans la rue d'un prisonnier vietcong par le chef de la police du sud du Viêt-Nam.
Douglas huebler, Duration piece 31# 1974
Une amie pose, entre le 31 décembre et le 1er janvier
dimanche, mai 23 2010
Balise
Par Benjamin ARTOLA le dimanche, mai 23 2010, 14:15 - aucun commentaire - aucun rétrolien

dimanche, mai 23 2010
Geste d'air et de pierre
Par Benjamin ARTOLA le dimanche, mai 23 2010, 13:48 - un commentaire - aucun rétrolien
Prise de note : ce que je souligne
Gestes d'air et de pierre corps, parole, souffle, image Un livre de George Didi-Huberman
J'ai pris ce livre comme ça, pour en lire quelques pages, le feuilleter. Puis très vite j'ai fais des liens avec mon sujet sur le fuyant, l'absence et la trace du corps au premier semestre. J'y ai trouvé là de nouvelles ouvertures. De manière à extraire ce sujet d'une matière trop personnel (le père), pesante et difficile à manier.
"(...) Parcours à travers l'oeuvre .... de Pierre Fédida" Le livre interroge la façon dont une pensée de l'absence se devait de produire une théorie des rapports entre corps, parole, souffle et image: une théorie du "souffle indistinct de l'image". C'est une approche de paradoxes. C'est la surprise de découvrir les affinités de l'air et de la pierre (absence), de la danse et de la sépulture (une tombe) je fais le lien avec l'Objeu, de l'art et de la généalogie. Thérapeutique ? C'est une façon de s'interroger sur la respiration du temps dans l'image /
"L'image est arrêt sur le langage, l'instant l'abîme du mot." Pierre Fedida
"Accentuer les manques pour faire danser les mots et leur donner puissance."
La parole patiente : "l'interlocuteur capable de "respirer" avant même d'avoir à interpréter
L'agamemnon d'Eschyle, masque funéraire. Nomme le savoir par l'épreuve - PATHEI MATHOS
"L'aire est véhicule, plus le portant de la parole."
"absence" ce "travail d'une vie" pour Pierre Fédida pour gilles deleuze dés 1978 qualifiait de pensée de l'air"
"Tournant du souffle"
GDH parle souvent de Celan, s'y intérésser
Je me ronge les ongles et ma peau en apnée car je respire mal, de plus je suis asthmatique, j'ai un rapport au corps et au souffle très intime, infiniment renfermé. Ma mâchoire avancée, me gène pour articuler et cela ampute sur ma manière de respirer et d'articuler les mots. J'ai constamment ma langue en appuie derrière mes dents du haut en espérant qu'elles reviennent à la hauteur de ma mâchoire. Il y a un déséquilibre.
Objeu: "montre comment le jeu, qui suppose le geste, éclaire le deuil, qui suppose l'abattement du geste" C'est deux petites filles qui "mettent en jeu" le deuil de leur mère en inventant quelque chose comme une forme chorégraphique.
Traversée, à ce titre, par le plaisir, le ire et le mouvement de la mort.
Je pense évidemment au plan, du canapé qui respire. Trace cinétique, plus qu'un langage une confession.
"En respirant nous bougeons, Or, comme le dit Rilke, le geste est ce qui sait, mieux que tout, "remonter depuis la profondeur des temps"."
__
Une distance qui apparaît: c'est de l'air et de l'absence, c'est que W. Benjamin appelait justement l'aura.
"Ce que les gitans d'Andalousie nomment l'"air" (aire) ou le "sombre son" - Je le rapproche à l'identité sonore
Rousseau- " Que les besoins dictèrent les premiers gestes et que les passions les premières voix "
du grec pneuma- souffle
"Rousseau rappelait d'ailleurs que la formalisation occidentale de la musique avait commencé avec l'invention des neumes, signes écrits destinés à marquer, non les hauteurs ou la ligne mélodique, mais l'accentuation respiratoire du chant religieux"
Trace cinétique = Trace de l'énergie générée par le corps.
"En 1951, Cage visite une chambre sourde, anéchrogène, croyant y faire l'expérience du silence parfait. Mais dans cette environnement artificiellement aseptisé persiste deux sons lancinants, un aigu et un grave. C'est le bruit de son propre corps (...) qui a envahi tout l'espace.""
En 1954, il compose une pièce musicale pour deux pianos, dont un "préparé" et un conférencier pour qui étaient indiquées, sur la partition les "intentions relatives du discours". Il a déposé, en didascalies, une suite "d'opérations fortuites", gestes et bruits non par hasard liés à la respiration même.
ex: Ronfler. (...) S'appuyer sur le coude. (...) Se moucher. (...) Sifflement. (...) Taper sur la table. (...) Tourner. (...) Se moucher. (...) Tousser. (...) Rire. (...) Battre des mains. (...) Tousser. (...) Lever les mains. (...) Se gargariser. (...) Tourner. (...) S'appuyer sur le coude. (...) Se moucher, se frotter les yeux. (...) Taper du poing. (...) Bailler. (...) Tenir sa montre conte le micro. (...) Se pencher, tourner. (...) "non" de la main, bruit de baiser. (...) S'accouder, siffler trois fois. (...) Lever les mains. (...) Taper du poing, se moucher, tousser. (...)
"image auditive"
Aphasique, qui a une perte de la parole, ou trouble du langage.
___
dimanche, avril 11 2010
Objet
Par Benjamin ARTOLA le dimanche, avril 11 2010, 16:30 - 2 commentaires - aucun rétrolien

une roulette à roulette
mercredi, avril 7 2010
Nouvelles rencontres
Par Benjamin ARTOLA le mercredi, avril 7 2010, 18:36 - aucun commentaire - aucun rétrolien

On peut toujours trouver une alternative au chat(s) officieux ! Faire de nouvelles rencontres.
lundi, mars 29 2010
Le pong
Par Benjamin ARTOLA le lundi, mars 29 2010, 08:49 - aucun commentaire - aucun rétrolien

L'esthétique peut paraître à la mode, mais c'est pas le but. L'utilisation du jeu primitif "pong" pour le logo me permet de faire écouter des jeux sonores. La première musique est une vraie partie de ping pong (moi et raph), la finale des championnats d'Europe avec Waldner (champion mythique pongiste), un brin de guitare. Je pense pas faire le buzz, ni un tube juste mettre sur le myspace quelques morceaux fait de jouets et d'objets quelconque, d'utilisation de samples à partir de youtube ou autre. Myspace
lundi, mars 15 2010
le roi Arto
Par Benjamin ARTOLA le lundi, mars 15 2010, 11:31 - un commentaire - aucun rétrolien

lundi, mars 15 2010
Mort aux vaches
Par Benjamin ARTOLA le lundi, mars 15 2010, 10:59 - un commentaire - aucun rétrolien

Graffiti de vaches Ce ci n'est pas un collage / photo prise à Bidarray
lundi, janvier 18 2010
Jacquet
Par Benjamin ARTOLA le lundi, janvier 18 2010, 13:41 - aucun commentaire - aucun rétrolien

jeudi, janvier 7 2010
Quand BO dit
Par Benjamin ARTOLA le jeudi, janvier 7 2010, 11:08 - aucun commentaire - aucun rétrolien
Quand Bo veut dire "Gérard Jugnot", il dit "J'ai rajeuni"
lundi, janvier 4 2010
Venise
Par Benjamin ARTOLA le lundi, janvier 4 2010, 13:55 - aucun commentaire - aucun rétrolien

photo: Paul
lundi, janvier 4 2010
Projet Klotz 2
Par Benjamin ARTOLA le lundi, janvier 4 2010, 11:44 - un commentaire - aucun rétrolien
Pour Delphine
J'ai parlé de mon sujet sur les dessins sonores à ma première rencontre, du coup dés que l'on parle de son, ils se dirigent vers moi, sa me gonfle ! Mais par contre Elisabeth m'a conseillé de regarder un film sur la relation père et fils à Taiwan. J'ai donc regardé "la rivière" de Tsai Ming-liang pour m'aider à démarrer. Et je m'y suis retrouvé. Mais il est difficile pour moi d'en faire un travail pour le moment. J'ai tout de même choisi de filmer quelques plans à la sauvette, capturer la près-sieste de mon père, le réveil de ma mère, un moineau en état de choc, la cocotte minute siffler etc... J'ai déposé ces plans dans un dossier, pour les oublier un peu. Comment trouver des liens ? Ramifier des instants pour construire un travail ? Je ne sais pas trop. Je ne me soucis pas du support, si je filme avec la caméra, l'appareil photo, le portable, je capture juste. Après je "capture" en pensant libérer, pour comprendre pourquoi.. Entre temps je suis parti pour une promenade fantôme pendant une heure, je pensais que marcher un peu dans Biarritz me permettrait d'imaginer des plans, des pistes sur les quelles me concentrer, pour éviter de travailler sur mon chez moi. J'en ai retirer des rencontres sonores. Le sujet porte sur l'identité, "identité sans personne" d'Agamben, et donc il s'en suis la possibilité de faire un autoportrait, en filmant chez nous aussi. Notre place dans la société, dans nos famille. Ce que nous représentons au prés des autres et de nous mêmes. La représentation de ce qui est réel, sans la fiction. Alors comment représenter mon chez moi ? Ce que je vis finalement, mon regard ? Alors cette balade me permet de sortir de cette enclos personnel, là où je ne sais pas comment m'y prendre, alors mon premier pas sera d'aller voir ce que je ne connais pas, tu me diras je prends pas de risque, je suis à Biarritz, mais quand même, les gens que je rencontre, je leur parle pour la première fois, et le vent n'a jamais le même volume sonore ! Après ça, je reviens au même point, il faut que je filme chez moi. Il me faut une nécessité pour filmer un plan où il ne se passe rien, ce qui fais écho à la discution d'hier avec Julien et Xabi, je leur disais "c'est facile de filmer un plan ou il ne se passe rien", mais pour celui qui a un message c'est plus compliqué. Quand je film chez moi, je ne film pas en ayant une idée derrière la tête car je n'en ai pas, le fait de diriger la caméra vers ma mère, me permet seulement de la redécouvrir, et de me poser plus de questions sur elle. Comme en peinture tu prends un carré d'une peinture, un détail, et tu relèves quelque chose de nouveau, là c'est pareil. Mon père dort assez tôt le soir, donc il s'endort tout les jours sur le canapé avant 21h, il se réveille pour aller dans son lit, c'est le moment où je peux y aller franco ! Je l'espionne finalement. Je l'étudie. Un soir j'ai laissé l'appareil filmer pour moi, l'image est fixe il ne se passe rien, mon père est là sur le canapé, il dort. Donc j'ai laissé l'appareil seul. Mon père se réveille pour aller au lit, l'appareil continu de filmer une bonne heure le canapé vide. Il capture la forme initiale du canapé et du coussin se rétablir. En exportant la vidéo sur mon ordinateur et en l'accélérant, on distingue le canapé faire comme une inspiration, je crée donc un cycle normale/ inversé, normale/ inversé etc.. Le canapé respire. En multipliant la scène je garde la présence de mon père sur le canapé, même si il n'y est plus. Cette une image de notre relation qui se limite aux traces, aux preuves, une sorte de jeux de piste silencieuse qui ne procure finalement pas de dialogue "père et fils". C'est ces petits "restes" d'action qui parlent le plus. Il y a quelques temps un moineau c'était pris la vitre du salon en pleine face. Je l'avais réchauffé dans mes mains, jusqu'à qu'il puisse tenir sur ses pattes. Quand ce fut le cas, je l'ai filmer de tout prés. A l'ouest, planant, il était à moi pour quelques minutes avant que je le ramène dans la forêt. J'aurais pu être terrible avec lui. Ce plan, je le met à côté de ma mère au réveil, et je trouve qu'il marche. Je fais quelques analogies entres les images, sa marche pas tout le temps, je test. Utiliser deux écrans devient plus clair pour moi. Utiliser deux écrans pour l'installation. J'en suis là pour le moment.

dimanche, janvier 3 2010
Projet Klotz 1
Par Benjamin ARTOLA le dimanche, janvier 3 2010, 22:08 - 2 commentaires - aucun rétrolien
Pour Delphine
La promenade fantôme.
Je suis parti me promener avec "la perche et l'enregistreur". Il faut filmer, prendre un peu de réel, surtout pas de fiction, faire tomber les masques. Je décide de partir de mon côté tout seul, j'ai pris un parapluie car il pleut parfois, il y a beaucoup de vent aussi. Je débute la marche sans faire attention aux sons que je capture. L'image du projet "klotz" me renvoie à une tempête, un défis que je laisse de côté. Je descend cette première rue retournée par les bulldozers. Par ci par là, des jets de lumières puis quelque bribes de miracles s'estompent dans mes oreilles, je marche en direction de la grande plage. Les gens me frôlent, sans néanmoins prendre considération de l'espace. Je suis maintenant place Clémenceau, je m'arrête pour capturer les pas de ce pèlerinage domestique. J'entame la descente, le sol est trempe et glissant. Un homme me regarde, je lui demande de m'aider à ouvrir mon parapluie, il voit que je suis chargé et s'active aussi vite. Il l'accompagne son geste de quelques mots, "tenez voilà", "commence à pleuvoir je file". Son accent est Anglais, il a les cheveux blanc. Après cette première entrevue, je fonce en direction de la mer. La houle offre des vagues énormes, le coefficient a dépassé les 100, je peux ainsi m'avancer encore plus loin car la marée est basse. Je tourne sur moi même en capturant le son, en imaginant qu'a l'écoute on pourra sentir que je tourne sur moi même. Je coupe le vent à l'aide de mon parapluie, je trace des lignes dans le sable avec un bâton. Soudain un chien hurle et s'amène vers moi. Je dépose la corne de mes doigts sur sa truffe, qu'il m'identifie en toute tranquillité, suis-je français ou pas, ou même pire peut être basque ? Il tamponne ma main engourdie d'une lèchouille amicale. Je suis soulagé, identifié, accepté. Allons voir le maître. "Ven Aqui" !! Un homme avec une casquette percée, une canette de bière à la main, le visage marqué, mal rasé, les yeux verts, Catalan ne parlant pas le catalan. Nous échangeons quelques mots, il m'explique qu'il est "rouillé", qu'il ne peux nager dans les vagues. Pour lui Biarritz est une réelle carte postale, "idyllique c'est la paix !", il rappelle son chien à l'ordre plusieurs fois en criant "ven aqui", au début je pensais que c'était le nom du chien, mais non. Je ne sais toujours pas le nom du chien. Il m'avoue qu'il est atteint du syndrome de Peter Pan, cela caractérise les enfants angoissés par l'idée de grandir et les adultes instables dans le "monde adulte". En arrivant à Biarritz me dit-il, je me suis senti vieilli. Il me parle ensuite de "Laure", le matin au port vieux "une meuf brune d'une trentaine d'année, j'aime bien la voir nager, le matin, la clope, idyllique, une carte postale", puis "La Normandie, fonce !! C'est aussi beau qu'ici" puis soudain "Vito ! ven Aqui !!" puis enfin "Nico Ven aqui ! ". Je ne sais toujours pas le nom du chien. Je le laisse en lui disant "à la prochaine !". Je marche de nouveau seul. Il ne pleut plus, il fait même presque beau. Après dix bonne minutes mon premier véritable face à face de la matinée m'attend l'air de rien !
Mamie 1: Vous vous régalez devant cette mer pour prendre les photos !
Moi 2: Ah non je prend du son !
1: Ah c'est pour le son, sa passe à la TV ?
2: Non c'est ... C'est peut être un travail !
1: Ah d'accord parce qu'il tourne souvent des films ici, ils ont l'appareil comme vous, un peu haut, un peu bas. On a eu beaucoup de tirage de film. (Mais elle reste tout de même assez intriguée face à ma perche)
2: Ca vous intrigue ?
1: Non je l'ai déjà vu, je connais, mais je pensais pas que c'était pour le son. (...) Là si c'est branché vous m'entendez ?
2: Oui parfaitement, et donc vous, vous vous promenez?
1: Je fais un petit tour avant de manger, j'habite pas loin ! Vous savez hier et avant hier c'était pas beau, au rocher de la vierge, une catastrophe, c'est passé par dessus. Les gens se sont promenés, avant hier, il y a deux dames que l'on a ramassé, les pompiers sont venus ici. (...) Mois je sors pas quand il y a du vent. Il a fait terrible avant hier, les deux dames se sont faites embarquer les parapluies ! Moi j'aime pas le vent, c'est sur si on peut s'en passer... Mais moi j'aime bien le froid, le froid sec ! Vous êtes de la région ?
2: Oui je suis de la région.
1: Vous êtes d'ici, de la région, car beaucoup de personnes rouspètent de l'humidité. Moi cela fait deux mois, que j'ai de l'arthrose, ici pour les gens qui se font opérer des os, c'est affreux !
(...)
Vous savez, j'ai un fils qui a deux enfants, deux garçons de 20 et 25 ans. Mon fils est d'ici biensur, marié avec une bretonne, il est marin, "marine nationale" de métier, j'ai un crack! Je parle de lui, j'en ai qu'un! Alors je parle de lui toujours bien quoi hin! Il connaît la mer, il a fait timonier, second maître, il est en Corse à Ajaccio.
(...)
Nous terminons notre discution, elle me souhaite une bonne journée "ce fut un plaisir" me dit-elle. Je suis content de l'avoir écoutée. Il y a des gens qui ont besoin de parler, mieux, de se confier. Et moi, je suis venu pour sa, pour rencontrer les gens. Ce sont tous des fantômes, comme moi d'ailleurs. Quand quelqu'un peux te voir et te toucher, tu sais qu'il est spécial. Alors en bon fantôme que je suis, je redémarre ma petite promenade. Je me dirige vers le casino. Sur le chemin, aucun bonjour, je suis enfin devenu transparent, je peux enregistrer le bruit des pas, le moteur des voitures, frôler les gens, m'interférer dans une discussion et même les battre avec ma longue perche! Je constate quelque chose, je n'entends pas de musique, aucune boutique ne passe une seule musique. Mais j'en ai pas besoin, je constate juste ! Je décide d'aller chez le photographe "officiel" de Biarritz, celui qui s'est installé en bas de l'avenue de Verdun. Un homme, un seul homme, qui développe les photos de la plupart des Biarrots. J'ai pris conscience de son privilège, en réalisant qu'il est le seul. Il connaît tout le monde mais personne ne le connaît. Sur le chemin en pensant ce que je viens de vous écrire là, qu'il est le seule tous ça, je rencontre une femme d'une quarantaine d'année.
Femme1: Vous faites un reportage sur les merdes de chiens à Biarritz? Hin! Ca serait intéressant! Ca serait pas mal !
moi 2: Vous avez marché dedans ?
1: La poussette juste à l'instant, et j'allais chercher mes photos (nous somme à trois mètres du magasin de photo) Alors je suis emmerdée, c'est le cas de le dire, vous m'enregistrez hin là? C'est hin vous me filmez aussi? Parce que là je vais chez le photographe alors si je lui amène la merde, c'est pas très sympathique vous voyez !
2: Il va pas être content, oui !
1: Alors, encore c'est une poussette, mais je serai en fauteuil, je devrai me nettoyer, comment je fais, avec la main? Une personne dans un fauteuil non mais ! Ca serai un super reportage car il y a des bouses en faites, on est en terrain miné sur Biarritz!
2: Ah ouai!
1: Ouai! On est en terrain miné et ...
2: Mais qui sont ces chiens ?
1: Mais qui sont ces chiens ? qui sont ces maîtres?
2: Qui sont ces maîtres?
1: C'est une question importante.
2: C'est une question importante.
1: Vous m'enregistrez toujours hin? C'est ça.
2: Oui, et la ville, si elle était inondée plus souvent, elle enlèverai toutes ces merdes finalement !
1: Vous croyez? un grand raz de marée et tout le monde serait emporté et on existerait plus, carrément quoi! Toute la merde humain en faite!
2: Il faut garder le photographe.
1: Il faut garder le photographe je suis d'accord avec vous. Hin ok ! Donc on garde la cassette ?
2: On garde la cassette !
1: Vous avez un super casque en tout cas, et un super bonnet aussi.
2: Ah oui !
1: Oui j'adore le ponpon car sa fait très joli. (là un chien saucisse se pavane devant nous, elle l'interpelle en le montrant du doigt) Attention ou tu fais caca hin ! Parce que je viens d'y rouler dedans. A qui elle est la petite machine à merde ? (en regardant les gens autour) Bon allez je vais allé nettoyer ma merde, dans une petite flaque hin! Par exemple.. Allez bonne journée monsieur, bon enregistrement. Vous avez le bonnet assorti au écouteurs, c'est sympa !
2: Je travail dans des conditions adéquat.
1: Bon je vais me nettoyer ma crotte, à plus tard.
2: oui !
1: Dans de meilleurs conditions !
Je suis devant le photographe, donc je rentre.
Le photographe1: Vous êtes de la TV? C'est pour un reportage ? (il me nargue gentiment)
Moi 2: Tiens d'ailleurs j'ai parlé avec votre prochaine cliente, celle que vous voyez là, elle tente d'enlever une crotte qui lui colle à la roue. (On l'a voit entrain de s'acharner pour décoller la crotte de la roue, c'est un beau spectacle)
1: Mme Laborde est adorable, elle fait attention aux autres, à notre époque c'est quelque chose d'exceptionnel, c'est excessivement rare.
2: Elle fait des bonnes photos ?
1: Euh... non, sympathique, mais ce que l'on entend par "bonne photo", non. L'appareil n'est pas en conséquence!
2: Elle n'a pas de zénith! (j'en ai un c'est pour ça, c'est un appareil photo argentique bas de gamme, on l'utilisait pendant la guerre froide pour les combat au corps à corps)
1: Elle a pas un zénith exactement. (...)
2: Bon il n'y a pas que des vieux finalement à Biarritz !
1: Non ! Ca vous choc un peu ? D'où vous venez ?
2: Je suis de Bayonne .
1: Ah oui donc vous êtes habitué! Mais c'est vrai qu'il n'y a pas que des vieux, mais beaucoup de vieux!
2: Oui donc finalement ceux qui le sont pas, on les voit pas!
1: Oui peut être. On a pas les problèmes de sociétés ici, après faut être réaliste, on peut pas tout avoir, on peut pas avoir l'animation, le monde le machin et avoir une société idéale, c'est pas vrai! Ca n'existe pas. Donc soit on a les problèmes de société, donc le fossé sociale, fossé culturel et à ce moment là ça crée des problèmes, des tensions.
2: Oui mais il faut une population "pour" aussi !
1: Ici c'est vachement fermé. Ca bloque à la sortie de Bayonne et de St Jean de luz et voilà, et on est protégé aussi, on peut laisser nos gosses sortir sans soucis.
2: Mais j'y pense, vous êtes le photographe, on va dire "Officiel" de Biarritz et du cou vous devez suivre la vie de tout le monde ici.
1: Oui !
2: Sa doit être plaisant, presque jouissif !
1: C'est pas jouissif, euh je veux dire ça n'amène pas de plaisir conscient. Ca fait que l'on connaît les gens, c'est ça qui est marrant. Et je sais pas si les gens se rende compte. En effet je les connais vachement bien.
(là rentre la femme à la crotte)
La femme à crotte 3: J'ai manqué de vigilance.
2: Les roues sont toutes neuves!
3: Je suis bêtes j'ai manqué de vigilance!
1: C'est pas grave!
3: Vous aviez un petit caca au coin de la rue!
2: Bon je vous laisse (en m'adressant aux deux)
3: Appelez moi pour le reportage!
1: Vos photos seront prêtes demain après midi!
Je sors de chez le photographe et rentre pour rendre ma perche.
L'autoportrait, ce qui vient de chez moi, arrive bientôt.
mercredi, décembre 9 2009
Correspondance / Site
Par Benjamin ARTOLA le mercredi, décembre 9 2009, 17:36 - 2 commentaires - aucun rétrolien
RING

Un jour, à même le ring de Berlin, (le nom donné a la ligne principale qui lie les quartiers principaux de la capitale) nous nous sommes imposés 2 noms de quartier, En fermant les yeux bêtement, nous nous sommes choisis deux nouvelles identités.
Prenzlauer Berg, quartier de l'est pour moi, Innsbrucker Platz, vieux quartier de l'ouest, pour lui
Le "ring" est pour nous un moyen, enfin un prétexte qui devient une nécessité pour nous tenir au courant, Jéremy qui est depuis Innsbrucker Platz est parti à San Diego aux Etats Unis. Avant qu'il parte nous avions envie de nous créer ses personnages symboliques, qui par leurs seules connotations nous ramenaient à des images plus que douteuses. Et puis nous savions que la distance allai aiguiser notre besoin de consolation.. On a toujours aimé inventer notre propre vocabulaire, en utilisant les prénoms de nos amis ou autre pour en faire des verbes, et donc de nouvelles définitions. Le ring est une plateforme qui nous permet d'entretenir nos défis, de les relancer, de les ajourer. Les pastilles rouge et verte nous évitent d'être identifié en tant que personne réel, je veux résumer la relation en un jeu, nous devenons par la suite deux pions, qui ne se disputent rien. Si ce n'est une surenchère d'actions.
dimanche, décembre 6 2009
Nico C.
Par Benjamin ARTOLA le dimanche, décembre 6 2009, 17:42 - aucun commentaire - aucun rétrolien
"ça me fait penser que ce matin j'ai entendu deux machines d'entretiens des villes qui faisaient un accord de tierce entre elles"
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